Frédéric VAUSSARD
Directeur d'agences Orpi Chenôve, Genlis et Dole et Président Bourse Immobilière Amanda
Face à l'instabilité ambiante, l'immobilier résiste !
Alors que le contexte géopolitique et économique montre des signes de faiblesses évidents, le marché de l'immobilier a largement résisté au point d'atteindre plus de 940 000 transactions sur l'ensemble du territoire. Certes, on est loin des années post Covid avec plus de 1,1 millions de biens vendus dans l'ancien. Toujours est-il, les français restent attaché à la pierre et le prouvent.
Les éléments qui auront certainement contribués à ce dynamisme sont :
✓ Le retour massif des primo-accédants ;
✓ L'engagement des banques avec des offres adaptées à chaque situation.
Mais, tous les experts le disent. Il faut rester prudent puisque le marché de l'immobilier est bousculé par cette instabilité politique qui créer de l'attentisme, mais aussi par la réglementation qui change en permanence (DPE, statut du bailleur privé qui n'incite pas les investisseurs à franchir le cap). D'ailleurs, ce sont eux les grands absents de cette dynamique 2025. Le nombre de transactions aurait forcément dépassé le million si les investisseurs avaient été plus actifs.
Quelle visibilité pour 2026 ?
On sait pertinemment que l'immobilier vit au crochet des taux bancaires qui font un peu la pluie et le beau temps. Pour que ces derniers soient le plus attractifs possible, il faut de la stabilité. Or, aujourd'hui, les acquéreurs ont dû mal à se projeter parce qu'ils ont l'impression que les règles changent constamment. Or, finalement, les taux bancaires pratiqués aujourd'hui sont très corrects (autour des 3%) surtout que les prix des biens immobiliers n'ont pas évolué à la hausse dans notre secteur. Sur Dijon par exemple, on constate une baisse de 0,2% sur l'année 2025 contre une hausse de 0,8 % sur un an sur l'ensemble du territoire (source FNAIM).
Face à une telle situation, l'expertise est de mise. Plus que jamais les propriétaires ont besoin de faire appel à un professionnel pour estimer leur bien immobilier.
Le marché est reparti mais il est devenu plus exigeant. On n'est plus dans un marché en baisse, ni dans un marché euphorique. Aujourd'hui, ce sont les projets bien positionnés qui aboutissent.
Vendeurs et acquéreurs doivent comprendre que :
Les vendeurs doivent comprendre qu'un bien au bon prix se vend. Un bien trop cher se négocie ou se fait oublier. Le prix juste dès le départ génère plus de visites et moins de négociation. Les acheteurs sont présents, mais ils comparent beaucoup. Aujourd'hui, ce n'est pas le marché qui fait la vente, c'est la stratégie. Le rôle de l'agent immobilier est de capter les bons acquéreurs dès maintenant.
Cher vendeur, sachez que le marché ne corrige plus les surévaluations comme avant et qu'attendre une hausse hypothétique peut coûter plus cher qu'ajuster son prix aujourd'hui.
Les acquéreurs, quant à eux, doivent savoir que les taux sont stabilisés, les prix aussi : le marché est plus lisible et plus sain. Il valorise la cohérence, pas l'excès. Les biens bien positionnés partent, parfois plus vite qu'on ne le pense. La négociation est possible quand elle est argumentée. Un dossier financier solide fait souvent la différence face à un autre acquéreur.
Cher acquéreur, sachez qu'aujourd'hui, attendre n'apporte pas forcément un meilleur prix et que quand le bien est cohérent sur le marché, se montrer réactif devient un avantage.
Quand le prix est juste, tout va !
Moralité, le marché actuel favorise les accords équilibrés. On ne négocie plus au hasard, mais sur des éléments concrets. Quand le prix est juste, la discussion reste mesurée. Le rôle de votre agent immobilier, c'est de trouver le point d'équilibre entre les deux projets. Finalement, une bonne négociation, c'est celle où chacun avance sereinement.
Attendre le marché idéal revient à rester passif et passer à perdre du temps. Pour preuve, qui peut nous dire ce qu'est un marché idéal et quand il aura lieu ?